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20.07.2026 08:07 France Travail déploie un outil de profilage algorithmique à des fins de contrôle source : La Quadrature du Net

France Travail développe un algorithme de profilage des chômeur·euses à des fins de contrôle, comme le prouve un document que nous publions aujourd’hui en partenariat avec la cellule investigation de Radio France. Cet algorithme, encore en phase de test, manifeste la volonté de France Travail de massifier les contrôles via l’utilisation d’outils numériques. Nous appelons à la mobilisation contre cet algorithme illégal et à son abandon par la direction de France Travail.

Le 10 décembre dernier, un nouvel outil numérique était présenté au comité d’éthique IA de France Travail. Intitulé « Ciblage du Contrôle de la Recherche d’Emploi », son objectif est de « recourir à l’IA » afin d’« identifier les dossiers nécessitant un examen approfondi » et d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle de la recherche d’emploi ». Lors de sa présentation, cet outil était en phase active de test, étape préalable à un déploiement plus large.

En d’autres termes, l’ancien Pôle Emploi cherche à se doter d’un outil similaire à ceux que nous dénonçons à la CNAF ou à l’Assurance maladie, visant à automatiser la sélection des personnes devant faire l’objet d’un contrôle.

6 millions de personnes concernées

Cet algorithme vise à « prédire » quel·les chômeur·euses manqueraient à leurs obligations de recherche d’emploi. Concrètement, il repose sur la construction de profils « suspects/non suspects » fondée sur l’analyse de dizaines de milliers de contrôles passés1L’algorithme a été entraîné sur la base de 60 000 contrôles passés. Techniquement, il se base sur un arbre de décision, une technique de machine-learning dont les paramètres sont sélectionnés par itérations successives.. Chaque personne inscrite est ensuite assignée à l’un de ces profils sur la base des données personnelles que détient France Travail. Celles et ceux classifié·es comme « suspect·es » sont placé·es sur une liste de personnes prioritaires à contrôler.

Si cet algorithme est aujourd’hui testé sur les profils de personnes en situation de rupture conventionnelle2À la date de publication du document, l’algorithme avait fait l’objet de deux campagnes de 7 000 tests environ chacune, portant sur les personnes ayant fait l’objet d’une rupture conventionnelle., France Travail souhaite « étendre l’utilisation du modèle à d’autres publics » afin d’« alimenter automatiquement l’outil de contrôle et transmettre chaque mois des listes de contrôle ciblés »3Ciblage du contrôle de la recherche d’emploi, document présenté en comité d’éthique IA du 10 décembre 2025, disponible ici. Le document précise que l’algorithme vise à alimenter les « listes de contrôles ciblées ». Ces contrôles représentent environ 40% de l’ensemble des contrôles, soit 500 000 contrôles en 2025, aux côtés des contrôles aléatoires ou des contrôles déclenchés sur « signalement ».. En prenant en compte l’ensemble des personnes au RSA, dont l’inscription à France Travail est obligatoire depuis le 1er janvier 2026, ce sont plus de 6 millions de personnes qui pourraient se voir profiler chaque mois par l’algorithme4Inscrits à France Travail, premier semestre 2026, catégories A, B, C, D et E, France Travail, disponible ici..

Un ciblage incertain

À ce jour, nous disposons seulement de la liste des 26 variables utilisées par l’algorithme, mais nous ne connaissons pas les règles utilisées dans la construction des profils5La liste exhaustive des variables est disponible dans le document que nous publions.. Nous ne sommes donc pas en mesure de déterminer, via des simulations, quelles populations sont les plus ciblées par cet outil. Nous avons fait une demande d’accès au code source de l’algorithme mais, eu égard à l’opacité qu’entretient France Travail vis-à-vis de ses outils numériques, il est peu probable qu’elle aboutisse.

Parmi les catégories de variables retenues, notons notamment celles relatives aux « activités déclarées », à la « visibilité du demandeur d’emploi » (par exemple si le CV est en ligne sur le site de France Travail), à la recherche d’un travail dans un « métier en tension », au « niveau de formation », à « l’ancienneté d’inscription », ou encore à « l’historique des manquements » (absence à un rendez-vous par exemple). On retrouve également la présence d’une activité non salariée, critère par ailleurs utilisé par la CNAF dans son dernier algorithme de scoring pour dégrader la note des personnes en emploi précaire.

Mais l’absence de transparence quant aux règles de classification de l’algorithme ne doit pas masquer l’essentiel. Comme le montrent les exemples de la CNAF et de la CNAM, ces algorithmes sont dangereux en eux-mêmes, car ils sont des outils particulièrement efficaces pour organiser, en toute impunité, la répression de populations entières, et en particulier des plus vulnérables.

Déresponsabilisation et répression sociale

En premier lieu car, comme nous l’avions documenté en détail dans le cas de la CNAF, l’introduction d’algorithmes dopés à l’IA ou au « machine learning » dépolitise la question du contrôle social et des violences associées. France Travail ne fait pas exception : le document présenté à son comité d’éthique avance, dans un paragraphe intitulé « Pourquoi recourir à l’IA ? », que cette dernière permettrait une « suppression des a priori » en proposant « des dossiers à contrôler sur la base de critères objectifs ».

Ce que l’on observe ici c’est la transformation d’un problème politique – le choix des critères de sélection des personnes à contrôler – en un problème purement technique. Cette dépolitisation s’accompagne d’une délégitimation de la critique des politiques de contrôle, puisque ces dernières sont désormais censées être « neutres » et « objectives ». Elle procède également d’une déresponsabilisation des dirigeant·es qui n’ont plus à assumer, en leur nom, les politiques qui conduisent au ciblage de certaines catégories de personnes.

Ajoutons enfin que le profilage algorithmique est utilisé pour invisibiliser le caractère discriminatoire des politiques de contrôle à travers l’individualisation du processus de sélection. Nul·le n’est contrôlé·e parce qu’il ou elle fait partie de telle ou telle population, mais parce que son « score » individuel s’est détérioré.

Opacité et maltraitance

À cela s’ajoute l’opacité qui entoure le code des algorithmes de profilage. En permettant aux responsables des institutions sociales de taire la réalité du tri social organisé, elle complique considérablement la mise en lumière de leurs dérives.

On rappellera ici que, dans le cas de la CNAF, le code source de l’algorithme n’a été obtenu qu’après une longue bataille juridique et médiatique, tandis que celui de l’Assurance maladie ne l’a été qu’à la faveur d’une erreur de caviardage par l’administration. Pendant des années, l’absence de publication des paramètres de ces algorithmes a permis à ces institutions d’organiser le sur-contrôle de certaines populations (femmes isolées, personnes au RSA, personnes en situations de handicap…) sans jamais avoir à rendre de comptes. Pire, les dirigeant·es de ces institutions ont profité de cette opacité pour aller jusqu’à se vanter du recours à des outils de « modernisation » à la « pointe de la technologie ».

Ce risque est particulièrement fort concernant France Travail. Car, loin de la communication de sa direction vantant un recours à une IA « éthique » et « transparente »6Voir notamment la « Charte de France Travail pour une éthique de ses usages de l’intelligence artificielle », disponible ici., toutes nos demandes d’accès au code des IA utilisées par France Travail sont, à ce jour, restées lettres mortes. En violation flagrante de la loi, France Travail a notamment refusé de nous communiquer la moindre information sur des IA aussi sensibles que celles utilisées pour échanger par SMS afin de proposer des offres d’emplois à des usager·ères (MatchFt) ou celle que France Travail a généralisé auprès de ses conseillers afin de les aider dans leurs tâches quotidiennes (ChatFt)7Notons que nos demandes ne portaient pas que sur le code source de ces IA, mais aussi sur la documentation technique ou l’analyse d’impact de la protection des données.. Pire, dans ces deux cas, l’institution n’a même pas pris la peine de motiver sa décision auprès de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) – l’institution chargée d’indiquer si ces refus sont légaux ou pas – lorsque nous l’avons saisie.

IA générative et massification des contrôles

Le développement de ce nouvel outil de profilage s’inscrit dans un contexte plus large de multiplication des outils numériques de contrôle au sein de France Travail. Rien que l’année dernière, nous alertions déjà sur le déploiement de « robots » visant à automatiser la décision de clore ou non un contrôle. Ces « robots » intervenaient lors du contrôle lui-même, alors que le nouvel algorithme intervient en amont, lors de la sélection des personnes à contrôler.

Ce qui se dessine, c’est la volonté d’automatiser l’ensemble de la chaîne de contrôle afin de répondre aux objectifs gouvernementaux de massification des contrôles, dont le nombre est passé de 200 000 en 2017 à 730 000 en 2025. En 2027, l’objectif fixé par le gouvernement est d’en réaliser 1,5 millions8Pour les chiffres de 2017, voir l’étude de Pôle Emploi « Le contrôle de la recherche d’emploi : l’impact sur le parcours des demandeurs d’emploi » disponible ici. Pour 2025, voir le document de présentation de l’algorithme. L’objectif de 1,5 millions a été annoncé par Gabriel Attal en 2024, voir cet article..

Mais c’est du côté de l’IA générative que les risques les plus importants existent aujourd’hui. Alors que France Travail multiplie le développement d’IA (ChatfT, NeoFt, MatchFT…), on ne peut que s’attendre à ce qu’une IA générative soit déployée à des fins de contrôle. Connectée au dossier de la personne contrôlée, elle formulerait une « suggestion » quant à la décision à prendre par le ou la contrôleur·euse. Ce serait une étape décisive vers une automatisation totale du contrôle de la recherche d’emploi et la possibilité de massifier, à moindre coût, le contrôle et la surveillance des millions de personnes inscrites à France Travail.

Il est fondamental que France Travail change de politique. Celle qui se dessine, une automatisation toujours plus inhumaine du contrôle, doit être rejetée. Il est encore plus inquiétant de voir que les dirigeant·es de France Travail ne veulent pas voir la réalité sociale de leur politique de contrôle et préfèrent s’enfermer dans la douce mélodie du solutionnisme technologique. Alors pour nous aider à continuer la lutte, vous pouvez nous faire un don et retrouvez l’ensemble de nos publications sur l’utilisation par les organismes sociaux d’algorithmes à des fins de contrôle social sur notre page dédiée.

References[+]

References
1 L’algorithme a été entraîné sur la base de 60 000 contrôles passés. Techniquement, il se base sur un arbre de décision, une technique de machine-learning dont les paramètres sont sélectionnés par itérations successives.
2 À la date de publication du document, l’algorithme avait fait l’objet de deux campagnes de 7 000 tests environ chacune, portant sur les personnes ayant fait l’objet d’une rupture conventionnelle.
3 Ciblage du contrôle de la recherche d’emploi, document présenté en comité d’éthique IA du 10 décembre 2025, disponible ici. Le document précise que l’algorithme vise à alimenter les « listes de contrôles ciblées ». Ces contrôles représentent environ 40% de l’ensemble des contrôles, soit 500 000 contrôles en 2025, aux côtés des contrôles aléatoires ou des contrôles déclenchés sur « signalement ».
4 Inscrits à France Travail, premier semestre 2026, catégories A, B, C, D et E, France Travail, disponible ici.
5 La liste exhaustive des variables est disponible dans le document que nous publions.
6 Voir notamment la « Charte de France Travail pour une éthique de ses usages de l’intelligence artificielle », disponible ici.
7 Notons que nos demandes ne portaient pas que sur le code source de ces IA, mais aussi sur la documentation technique ou l’analyse d’impact de la protection des données.
8 Pour les chiffres de 2017, voir l’étude de Pôle Emploi « Le contrôle de la recherche d’emploi : l’impact sur le parcours des demandeurs d’emploi » disponible ici. Pour 2025, voir le document de présentation de l’algorithme. L’objectif de 1,5 millions a été annoncé par Gabriel Attal en 2024, voir cet article.

10.07.2026 17:07 QSPTAG #331 — 10 juillet 2026 source : La Quadrature du Net

Bonjour à toutes et à tous !
Cette semaine, on parle de la loi RIPOST qui est en discussion aujourd’hui à l’Assemblé nationale. Parmi toutes les mesures sécuritaires entassées dans ce grand fourre-tout, attardons-nous sur la lecture automatique des plaques d’immatriculation, qui génère une cartographie des déplacements de tous les véhicules sur le territoire. On revient aussi en vidéo sur les dispositifs de vérification d’âge sur internet. Et on cherche un·e juriste pour la fin de l’année.
Bonne lecture à vous !

Alex, Bastien, Eva, Marne, Mathieu, Myriam, Noémie et Nono

Loi RIPOST : surveillance généralisée des déplacements en voiture

Les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation (LAPI) sont partout. Montés sur des caméras de vidéosurveillance, installés à la barrière d’un lieu précis (décharge municipale, autoroute, parking, etc.) ou embarqués dans des voitures dédiées aux contraventions de stationnement, ils quadrillent les communes et filment ou photographient les plaques de tous les véhicules qu’ils rencontrent. Des logiciels d’analyse d’images détectent les numéros d’immatriculations et enregistrent les données agrégées : plaque, lieu, date et heure. L’ensemble finit par constituer d’énormes bases de données capables de tracer l’emplacement des véhicules dans l’espace et dans le temps. Les visages des occupants du véhicule peuvent aussi être récupérés.

Depuis une vingtaine d’années, les services de police et de gendarmerie ont accès à une partie de ces données, centralisées depuis 2024, dans le cadre d’une enquête ou à la volée, pour identifier un véhicule recherché. La loi RIPOST de Laurent Nuñez, dont l’examen devrait se terminer ce vendredi 10 juillet à l’Assemblée nationale, prévoit d’étendre encore cet usage policier. Jusqu’alors réservée aux enquêtes liées au terrorisme et au crime organisé, la consultation du fichier central des LAPI, qui contiendrait plus de 60 millions de véhicules se retrouverait étendue à des délits mineurs et politisés : l’aide au migrants, par exemple. Par ailleurs, la loi envisage d’étendre la centralisation des données aux nombreux LAPI municipaux, et la conservation des données jusqu’à un an, rendant ainsi possible la surveillance massive des déplacements sur une année entière.

Pour en savoir plus et prendre la mesure – gigantesque – de la surveillance mise en œuvre, lisez l’article !

Lire l’article du 17 juin : Loi RIPOST, quand Nuñez attaque : les « LAPI » ou la surveillance massive des déplacements

Réseaux sociaux et vérification d’âge : le son et l’image

Comme on vous le racontait en mai, le gouvernement veut empêcher l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, en instaurant une obligation de vérification d’âge à l’entrée des sites. Si on a 16 ans ou plus, on pourrait facilement écarter l’idée et ne pas se sentir concerné. Mais c’est tout le contraire. Concrètement, les plus jeunes seront découragés ou trouveront des parades, et ce sont tous les autres, de 16 à 160 ans, qui devront prouver leur âge pour accéder au moindre réseau social. Autrement dit, l’expression publique sur internet sera soumise à une procédure lourde de levée de l’anonymat, sans garantie de confidentialité, malgré les promesses du gouvernement.

Le sujet est suffisamment grave pour qu’on ne se contente pas d’un article et qu’on fasse une de nos vidéos « Encore une loi de merde ». Un format plus facile à faire tourner sur vos réseaux sociaux, tant que vous pouvez !

Regarder la vidéo : Encore une loi de merde – Vérification d’âge

La Quadrature recrute !

Nous recherchons une personne ayant une formation de juriste (qu’il s’agisse de droit public, droit privé, droit pénal, droit international, etc.), qui a déjà eu une expérience passée et qui partagerait les valeurs et combats de l’association, idéalement pour une prise de poste en décembre 2026. Nous valorisons les profils ayant une vision militante du droit ou une expérience dans d’autres collectifs. Envoyez- vos CV avant le 6 septembre !

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17.06.2026 15:06 Loi RIPOST, quand Nuñez attaque : les « LAPI » ou la surveillance massive des déplacements source : La Quadrature du Net

À un an des présidentielles, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez tente de laisser sa marque pour avoir, lui aussi, sa loi sécuritaire. Le résultat est la loi dite « RIPOST », sorte de fourre-tout de mesures répressives sans aucune cohérence globale. Déjà examiné au Sénat, ce texte arrive lundi 22 juin à l’Assemblée nationale et constitue une vitrine pour le ministre qui souhaite montrer force et autorité face à des comportements de loisirs jugés « déviants » (free party, rodéo urbain, feux d’artifice…). Cette loi est également un énième accélérateur de surveillance. Non seulement elle prolonge et étend l’utilisation de la vidéosurveillance algorithmique mais elle renforce aussi massivement le dispositif méconnu, mais non moins dangereux, des lecteurs automatiques de plaque d’immatriculation.

Les LAPI, qu’est ce que c’est ?

Les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation, plus fréquemment dénommés par l’acronyme « LAPI », sont encore peu connus en France. Pourtant, derrière ces quatre lettres se cache un dispositif ancien qui permet d’identifier et de localiser des véhicules en France à grande échelle.

Concrètement, les LAPI sont des boîtiers contenant des lecteurs optiques et un système informatique, dont le but est de reconnaître et de lire les plaques d’immatriculation à la volée. À partir d’une photo ou d’une analyse vidéo en temps réel, ces lecteurs peuvent ainsi, selon un appel d’offres de 2018, « détecter les véhicules, isoler les plaques d’immatriculation, reconnaître les caractères supportés par ces plaques et les traiter » de façon à en faire une donnée brute, facilement exploitable automatiquement. En d’autres termes, quand une voiture ou tout autre véhicule immatriculé (moto, scooter, camion…) passe devant un LAPI, il est pris en photo et le numéro de plaque, la localisation et l’heure atterrissent immédiatement dans une base de données. La photographie du véhicule et de ses passagers peut également être conservée. Il s’agit donc d’une technique d’identification et de traçage d’un véhicule et, a fortiori, du ou de la propriétaire qui l’a immatriculé ainsi que potentiellement de ses occupant·es.

Les dispositifs LAPI sont très nombreux en France, et de différentes natures. Il y a tout d’abord les LAPI des entreprises privées comme les opérateurs de parking ou de péage. En leur permettant de connaître l’heure de passage d’une voiture, cette technologie sert à facturer un stationnement ou à lever automatiquement la barrière face à une plaque préalablement enregistrée. Ensuite, on trouve les LAPI utilisés par les villes et collectivités locales pour verbaliser certaines infractions routières, vérifier le stationnement payant, ou encore contrôler les accès à certaines zones et sous certains critères (zones limitées aux taxis, au covoiturage, aux transports en commun, aux véhicules à faible émission de CO2, zones piétonnes). Enfin, les LAPI peuvent être mis en place au niveau national par l’État à des fins d’enquête et de surveillance policière.

Alors que ces dispositifs existent depuis une vingtaine d’années, la loi RIPOST renforce de façon vertigineuse leur utilisation policières, en recyclant dans son article 15 une proposition de loi déposée il y a quelques mois par le sénateur Pierre-Jean Rochette. Déjà accélérée par une réforme de 2024, cette surveillance des déplacements routiers est sur le point de devenir totalement débridée.

Une surveillance sur tout le territoire

Formellement introduite par la loi du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure, l’utilisation des LAPI par la police a débuté par une expérimentation de deux ans en 2007, avant d’être pérennisée par un arrêté en 2009. Depuis 2012, leur cadre juridique est codifié dans le code de la sécurité intérieure.

Concrètement, ce régime juridique prévoit que les LAPI fixes ou mobiles peuvent être mis en œuvre par la police nationale, la gendarmerie et les douanes « en tous points appropriés du territoire et en particulier dans les zones frontalières […] ainsi que sur les grands axes de transit national ou international ». Il n’existe pas de liste publique de l’emplacement des presque 700 capteurs LAPI1Dans le rapport de la commission des lois du Sénat, on peut lire qu’au « 28 août 2025, les services des trois administrations – police et gendarmerie nationales, douanes – exploitent 480 LAPI fixes » et que et que « les services des douanes bénéficient de leur propre parc de dispositifs LAPI implantés sur les axes routiers, au nombre de 175 – chacun comprenant trois ou quatre capteurs – en 2025, avec un objectif de 200 dispositifs pour fin 2027 ». Il est également mentionné l’existence de « 98 LAPI mobiles et 23 LAPI transportables ». qui ont été installés par ces services étatiques, mais on peut en retrouver sur des cartes collaboratives comme OpenStreetMap ou les visualiser sur la carte du projet Deflock. Ces dispositifs peuvent également être installés dans les gyrophares de voitures de police afin de scanner les voitures sur la voie publique. On peut donc croiser en un trajet de nombreux capteurs LAPI, publics ou privés, sans s’en rendre compte.

Les dispositifs LAPI sont capables de prendre en photo aussi bien les plaques d’immatriculation que les véhicules en entier, avec leurs éventuel·les occupant·es. La police, la gendarmerie et les douanes peuvent mettre en oeuvre et utiliser les LAPI uniquement dans le cadre de la recherche et de la prévention de certaines infractions. Mais rien qu’avec cela, la liste est déjà longue : l’article L. 233-1 du code de la sécurité intérieure vise aussi bien le régime du terrorisme et de la criminalité organisée (qui, rappelons-le, peut aussi être utilisé pour poursuivre des militant·es politiques) que d’autres infractions telles que le vol de véhicule ou la contrebande.

En pratique, les LAPI sont utilisés de deux manières par la police. D’une part, chaque voiture qui passe devant un capteur LAPI installé par la police, la gendarmerie nationale ou les douanes voit sa plaque comparée en temps réel à deux fichiers. Il s’agit du FOVeS (fichier des objets et véhicules volés et signalés) et du fichier N-SIS (système d’information Schengen) qui centralise les informations concernant les personnes et objets signalés par les autorités administratives et judiciaires des États membres2En France, le fichier N-SIS est notamment alimenté par le fichier des personnes recherchées, qui contient entre autres les célèbres « fiches S ». Un certain nombre de personnes (et leurs véhicules) peuvent donc atterrir dans ce fichier, notamment au nom de la « prévention d’une menace grave émanant de l’intéressé ou d’autres menaces graves pour la sûreté intérieure et extérieure de l’État ». L’Anafé rappelle dans sa boite à fichier qu’« il y a un glissement du passage du fichier SIS comme fichier d’identification à un fichier d’enquête policière».. S’il y a une correspondance, alors une alerte est envoyée immédiatement à la police et les données sont conservées pendant un mois supplémentaire. S’il n’y a aucune correspondance, alors la plaque est tout de même conservée pendant 15 jours, contre 8 avant 2024. Pendant ce laps de temps, le système va continuer d’interroger les fichiers fréquemment au cas où le véhicule ou son·sa propriétaire y seraient inscrits après coup.

D’autre part, pendant cette période de 15 jours, les agents de police judiciaire peuvent demander à avoir accès aux données LAPI dans le cadre d’une enquête. Cela leur permet de connaître quelles voitures sont passées à un endroit en particulier ou bien, s’ils recherchent un véhicule spécifique ou les personnes qui sont dedans, de connaître toutes les fois où la plaque de cette voiture a été captée par un LAPI et donc de reconstituer son trajet.

Au-delà des capteurs nationaux réservés au domaine judiciaire, la police peut également exiger d’avoir accès aux données des LAPI utilisés par les municipalités (pour contrôler le stationnement) ou bien ceux des parkings et opérateurs privés d’autoroute. Cela semble être une pratique courante. Par exemple, dans l’enquête sur l’affaire dite « Lafarge Bouc-Bel-Air » visant à retrouver des militant·es s’étant introduit·es dans une usine du cimentier, des photographies de voitures prises au franchissement de péages ont ainsi fait l’objet de réquisitions par les enquêteurs et utilisées pour identifier des personnes.

Aussi, l’emploi de dispositifs LAPI est possible, à titre temporaire, pour « la préservation de l’ordre public, à l’occasion d’événements particuliers ou de grands rassemblements de personnes, par décision de l’autorité administrative ». En théorie, le préfet peut donc autoriser la police à déployer des capteurs mobiles à l’entrée d’un évènement pour lire les plaques d’immatriculation des véhicules qui arrivent et sortent d’une zone donnée. Si ce dispositif existe depuis 2003, nous n’avons pas trouvé d’arrêté, de documentation ou de rapport explicitant le recours à ce dispositif et ses usages concrets. L’étude d’impact du projet de loi RIPOST indique uniquement un usage lors de la Troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan en juin 2025 tandis que lors des débats en commission, les sénateurs ont mentionné l’utilisation de ces LAPI temporaires pour les sommets du G8 ou des matchs de la Coupe du monde.

En 2016, une réforme de la justice a autorisé la consultation de trois autres fichiers via ce traitement de données : le système d’immatriculation des véhicules qui permet d’associer le numéro de plaque avec l’identité civile du propriétaire ; le système de contrôle automatisé (SCA) qui collecte les informations liées aux infractions routières et aux amendes forfaitaires délictuelles ; ainsi que les traitements de données relatives à l’assurance des véhicules. Aussi, de nombreuses informations peuvent y être collectées comme la marque, le modèle ou la couleur des véhicules signalés.

La centralisation, « game changer »

En 2024, l’échelle de cette surveillance a basculé sans que cela ne provoque de vrai débat public. Le cadre légal décrit ci-dessus est resté quasiment le même, mais sa mise en œuvre pratique a été fortement modifiée. Cette année-là, le projet du Système de traitement central LAPI (ou STCL), en construction depuis dix ans, a vu le jour. Comme son nom l’indique, ce dispositif récupère et centralise l’ensemble des informations récupérées par les capteurs LAPI de l’État afin de les rendre accessibles depuis un même endroit. Cela permet aux policiers et gendarmes de consulter – en temps réel et sur une plateforme unique – l’ensemble des LAPI du territoire national. En somme, depuis un poste informatique, les autorités peuvent savoir où et quand tel véhicule est passé, dès lors qu’il aura été flashé par des LAPI.

Vu comme un véritable « game changer » par la gendarmerie nationale, selon ses propres mots, le STCL est effectivement un tournant de facilitation de la surveillance. Puisque jusque-là chaque traitement était autonome et isolé, la police devait faire ses réquisitions sur un capteur précis, préalablement identifié, pour récupérer les données. Cela permettait de limiter l’accès aux informations de déplacements de la population. Depuis la mise en place du STCL, l’ensemble des plaques sont accessibles en quelques clics dans le cadre de la recherche et prévention des nombreuses infractions listées plus haut.

La CNIL s’en est inquiétée, mais sans grande ténacité. Dans sa délibération de 2024 sur le STCL, elle alertait sur le fait que « l’ampleur du traitement projeté », « le nombre important de véhicules pouvant être concernés et [l’ampleur] du territoire couvert par l’ensemble des dispositifs LAPI » et la « centralisation des données » impliquaient qu’une « vigilance particulière [devait] être apportée sur tous les aspects de la mise en œuvre d’un tel dispositif. »

Pire encore, le méga fichier du STCL ne contient non pas uniquement les plaques d’immatriculation faisant l’objet d’une alerte, mais la totalité des photos des plaques des véhicules qui passent devant un LAPI, ainsi que la photo éventuelle de leurs occupants. Les chiffres du ministère de l’intérieur permettent de connaître l’ampleur de la surveillance. Celui-ci explique qu’« à chaque instant, la base de données [d’un capteur en activité, conservant chaque plaque pendant 15 jours] contient en moyenne les enregistrements temporaires relatifs à 90 000 véhicules ». En multipliant ce chiffre par le nombre de capteurs de l’État – environ 700 d’après le rapport du Sénat – cela signifie donc que le STCL contient déjà plus de 60 millions de photos de plaques d’immatriculation à chaque instant (avec des doublons de véhicules qui peuvent avoir été flashés par différents capteurs). De quoi pouvoir retracer les déplacements de centaines de milliers de personnes et positionner géographiquement des millions de véhicules à un moment donné.

Ouverture des vannes

Si la loi RIPOST est adoptée, cette situation serait encore aggravée. Tout d’abord, l’article 15 de ce texte prévoit d’ajouter de nouvelles infractions au périmètre permettant à la police, à la gendarmerie et aux douanes d’accéder aux données des LAPI. Parmi cette extension, on retrouve l’évasion, l’escroquerie, mais surtout l’aide à l’entrée et au séjour irréguliers, ce qui peut directement viser les militant·es aidant les personnes exilées aux frontières et justifier des usages extensifs des LAPI dans les zones de passages. La CNIL regrette certes que ce dispositif originellement réservé à une certaine catégorie de crimes et délits (terrorisme et criminalité organisée) « tend à se généraliser ». Cependant, cette manœuvre grossière consistant à introduire une technique de surveillance pour un périmètre prétendument ciblé et acceptable puis, petit pas après petit pas, à l’élargir, est devenue la norme et ne surprend plus.

Ensuite, la loi RIPOST propose d’allonger de façon faramineuse la durée de conservation de l’ensemble des données captées par les LAPI. La loi ferait ainsi passer le délai pendant lequel la totalité des plaques sont conservées par défaut, qu’il y ait ou non une correspondance, de 15 jours à… un an. Le gouvernement justifie cela par la volonté de s’aligner sur les législations de nos voisins européens, notamment la Belgique. La CNIL, elle, met en garde dans sa délibération préalable au projet de loi, en rappelant que désormais les données sont centralisées dans le STCL, ce qui donne à cet allongement une proportion colossale. Ainsi, elle constate que « l’allongement significatif des durées de conservation […] conduirait à conserver environ 700 millions de plaques d’immatriculation ». Il existerait donc une base de données unique, regroupant la liste de la quasi-totalité des véhicules roulant en France, associés à leurs nombreux points de passages, géolocalisés et horodatés, sans oublier la potentielle photographie de leurs occupant·es. Il s’agit donc pour l’État de pouvoir remonter jusqu’à un an en arrière dans l’historique des déplacements de ces véhicules et de toutes les personnes empruntant les routes de France.

L’article 15 de la loi RIPOST introduit également une nouvelle finalité permettant à la police de consulter encore plus facilement les informations liées aux trajets des véhicules sur les routes. Cet accès ne serait plus réservé aux correspondances avec des fichiers ou à une enquête judiciaire. Désormais des agents de police et de gendarmerie pourraient y avoir accès aussi « aux fins de prévenir et de réprimer les actes de terrorisme et de faciliter la constatation des infractions s’y rattachant », le tout pendant un mois après l’enregistrement de la plaque. Cette nouvelle disposition ouvre donc l’accès au STCL à des fins administratives sans avoir à justifier d’une enquête spécifique, c’est-à-dire sans aucun contrôle d’un juge, ni même du ministère public, ni aucun procès verbal à verser dans un dossier judiciaire. Non seulement cet objectif est très large, mais dès lors qu’aucune justification n’est demandée aux agents, tout laisse à penser qu’il s’agit d’un accès open bar aux données des LAPI.

Enfin, lors du passage au Sénat, les parlementaires et le gouvernement ont introduit une nouvelle technique de surveillance à l’article 15bis. Cette fois-ci il s’agit d’ouvrir un accès aux services de renseignement sur ces informations liées aux LAPI et aux déplacements des personnes. En dehors de toute enquête pénale, et sans avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), ceux-ci pourraient conserver pendant 4 mois les données des LAPI afin de pouvoir les analyser de manière automatisée, c’est-à-dire au moyen d’un algorithme.

Ce logiciel aurait pour but de détecter « les mouvements de véhicules susceptibles de révéler » certaines infractions de criminalité organisé ou vol de véhicules. En d’autres termes, il s’agit d’une volonté similaire aux boîtes noires de renseignement et à la vidéosurveillance algorithmique, prétendument capable de trouver les comportements « suspects ». Avec la loi RIPOST, il s’agirait désormais de trouver les « mouvements de véhicules suspects ».

Le gouvernement continue de surfer sur le mythe de l’IA magique et inoffensive. Pourtant cette nouvelle « boîte noire » de surveillance routière ne sera pas mieux documentée que celle des précédents projets d’analyse de comportements ou de communications. Si le fonctionnement concret de ce nouveau type de surveillance semble donc très obscur, il sera difficile d’en savoir plus dès lors qu’il est prévu que le décret d’application ne soit pas publié et reste donc secret. De plus, comme pour les autres projets de surveillance, les quelques garanties affichées, comme le caractère expérimental ou l’élaboration d’un rapport d’évaluation ne servent qu’à rendre acceptable sur le papier une technique qui présente des risques vertigineux pour le contrôle de la population et favorise les utilisations abusives et répressives.

Mettre les municipalités à contribution

Si l’État veut intensifier cette surveillance, il lui faut également démultiplier les capteurs LAPI : avec plus de données, il est possible de localiser plus de véhicules et de tracer plus finement les trajets. Le projet de loi RIPOST vise donc à mettre les villes à contribution, ce qui est aujourd’hui difficile à la fois d’un point de vue juridique et financier.

En effet, depuis plusieurs années, la CNIL et le Conseil d’État rappellent que les communes n’ont pas le droit d’utiliser les LAPI des caméras de la ville (prévus pour sanctionner les délits de stationnement par exemple) à des fins de recherche et de constatation d’infraction, prérogative réservée à la police et la gendarmerie nationale. Leur seule manière de collaborer est de mettre gracieusement des capteurs à disposition, sans y avoir accès. Or ces installations coûtent cher, de 15 000€ à 30 000€ par caméra de surveillance, selon les technologies utilisées, d’après le rapport de la commission des lois sur la proposition de loi de M. Rochette, et les contraintes budgétaires des communes, de plus en plus grandes, ne les incitent pas à faire « cadeau » à l’État de capteurs qu’elles ne pourront pas utiliser elles-mêmes.

Les deux sénatrices rapporteures du texte ont donc introduit la possibilité pour les communes de conclure des conventions avec l’État afin qu’elles mettent à disposition de la police les données collectées via les systèmes LAPI installés sur les caméras de la ville. Repris tel quel depuis la proposition de loi sénatoriale de 2025, ce mécanisme permet de contourner l’interdiction juridique. Ces conventions permettront également à l’État d’indiquer à quel endroit les capteurs LAPI devraient être installés dans les villes tout en prévoyant des « modalités de financement ». Du donnant-donnant. Le rapport sur la proposition de loi explique que la police, la gendarmerie et les douanes « sont davantage intéressées par la mise en œuvre d’un maillage fin, au cas par cas, lié aux besoins réels sur le terrain » que par le fait d’obliger toutes les communes à installer des LAPI, comme cela avait initialement été envisagé. Autrement dit, les villes sont déjà suffisamment surveillées par des caméras et les autorités préfèrent faire des commandes sur-mesure des points de passage stratégiques.

Ce même type de convention serait également autorisé avec les concessionnaires d’autoroutes et exploitants de parkings. Au final, il s’agit donc d’étendre encore plus la masse de données accessibles qui, rappelons-le, était déjà conséquente et deviendrait tentaculaire.

Une surveillance de masse des déplacements

Jamais vraiment traitée dans le débat public en France, la centralisation des données LAPI est en réalité un dispositif de surveillance de masse – au sens littéral du terme. En effet, son périmètre (toutes les personnes qui détiennent ou utilisent un véhicule immatriculé) et le volume de données collectées (plusieurs millions par an) empêchent de qualifier cette surveillance de « ciblée » ou « limitée ». L’ensemble de la population est touché, d’autant que les capteurs semblent installés sur des voies très utilisées, voire incontournables dans certains territoires (abord de ponts, axes principaux…).

De plus en plus facile d’accès, cette base de donnée peut révéler les emplacements et déplacements des personnes à grande échelle, être utilisée pour du suivi en temps réel ou pour conserver en mémoire des passages de véhicules pendant une année. Bien que réservé aux trajets routiers, ce pouvoir doit être empêché ou bien drastiquement réduit. La création du fichier centralisé (STCL) en 2024 était déjà préoccupante pour les libertés. La situation qui résulterait de l’adoption de la loi RIPOST est extrêmement dangereuse dans un contexte de dérives autoritaires marquées.

Les États-Unis, un exemple à ne pas suivre

Ces risques ne sont pas hypothétiques, la presse indépendante et les associations de défense des libertés étasuniennes documentent ces dernières années les abus graves des systèmes LAPI, semaine après semaine. Aux États-Unis, ces dispositifs sont notamment mis en place par l’entreprise « Flock Safety » qui déploie une majorité des caméras LAPI (en anglais ALPR pour Automated Licence Plate Reader) et dispose de partenariats avec les forces de l’ordre.

De nombreux abus sont d’ores et déjà documentés aux États-Unis. La police classique les utilise à des fins racistes de contrôle des population de voyageur·euses quand les agents de la milice ICE s’en servent pour traquer les personnes étrangères. Les manifestations politiques comme les marches « No Kings » s’opposant à la politique de Trump sont surveillées. Les États anti-IVG les exploitent pour retrouver les personnes ayant avorté. Les faux positifs aboutissent à des interpellations illégitimes. Des policiers détournent les LAPI à des fins personnelles. Sans compter les problèmes de sécurité informatique et de transparence qu’impliquent cette technologie.

De nombreuses voix se sont élevées contre cet outil de surveillance, notamment au travers des campagnes Deflock et NoALPR mais aussi par la destruction de matériel, des recours juridiques ou encore des villes qui ne veulent pas continuer leurs contrats avec cette entreprise. Plutôt que de permettre maintenant ces usages et ces abus pour ensuite devoir lutter pour les empêcher, il faut au contraire tout faire pour que cet outil de contrôle ne soit pas renforcé.

Alors que les lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation se sont déployés à bas bruit et que leur exploitation s’est centralisée, la loi RIPOST appuie sur l’accélérateur. Présentés à l’origine comme un dispositif ciblé, les LAPI ont désormais changé d’échelle. La simplicité de détection et d’exploitation des plaques d’immatriculation, couplée aujourd’hui à une centralisation et, demain, à une analyse algorithmique, décuple les possibilités de contrôle étatique. Cette surveillance massive porte atteinte à la liberté d’aller et venir et favorise les utilisations arbitraires. La Quadrature du Net appelle donc à la suppression des articles 15 et 15 bis du projet de loi RIPOST, et à ce que la lumière soit mise sur ce système de surveillance de masse des déplacements.

 


Pour aider la Quadrature à continuer sa lutte contre la surveillance de masse permise par des systèmes comme les LAPI, n’hésitez pas à nous soutenir financièrement par un don !

Aussi, nous invitons plus généralement toutes les personnes qui souhaitent lutter contre le déploiement de ces outils à se mobiliser. À l’image de la campagne Deflock aux États-Unis, de nombreuses pistes d’actions peuvent être envisagées :

  • documenter les appareils mis en œuvre sur le territoire français (quels constructeurs, quelles spécificités matérielles… ;
  • contribuer à améliorer les informations déjà présentes sur OpenStreetMaps (type de capteurs, orientation…) et compléter les capteurs LAPI non encore indiqués ;
  • lutter aux échelles locale et municipale pour empêcher le déploiement de nouveaux capteurs LAPI (même à des fins de contrôle du stationnement), d’éventuelles conventions de partage de données ou bien de remettre en cause les caméras et conventions existantes ;
  • si vous disposez d’informations non publiques, par exemple sur les pratiques de réquisitions judiciaires LAPI, ou de simples demandes officieuses aux acteurs privés qui opèrent des LAPI ou bien en général sur les usages policiers ou judiciaires, nous disposons d’une plateforme sécurisée : https://technopolice.fr/leak/

References[+]

References
1 Dans le rapport de la commission des lois du Sénat, on peut lire qu’au « 28 août 2025, les services des trois administrations – police et gendarmerie nationales, douanes – exploitent 480 LAPI fixes » et que et que « les services des douanes bénéficient de leur propre parc de dispositifs LAPI implantés sur les axes routiers, au nombre de 175 – chacun comprenant trois ou quatre capteurs – en 2025, avec un objectif de 200 dispositifs pour fin 2027 ». Il est également mentionné l’existence de « 98 LAPI mobiles et 23 LAPI transportables ».
2 En France, le fichier N-SIS est notamment alimenté par le fichier des personnes recherchées, qui contient entre autres les célèbres « fiches S ». Un certain nombre de personnes (et leurs véhicules) peuvent donc atterrir dans ce fichier, notamment au nom de la « prévention d’une menace grave émanant de l’intéressé ou d’autres menaces graves pour la sûreté intérieure et extérieure de l’État ». L’Anafé rappelle dans sa boite à fichier qu’« il y a un glissement du passage du fichier SIS comme fichier d’identification à un fichier d’enquête policière».

29.05.2026 17:05 QSPTAG #330 — 29 mai 2026 source : La Quadrature du Net

Bonjour à toutes et à tous !
Cette semaine on analyse les enjeux cachés de la vérification d’âge envisagée pour les mineur·es sur le web, et on s’intéresse à la énième loi sécuritaire qui veut, entres autres, élargir l’exploitation policière des fichiers d’empreintes génétiques de la population.
Bonne lecture à vous !

Alaïs, Alex, Bastien, Eva, Marne, Mathieu, Myriam, Noémie et Nono

Fichage génétique, la grande moisson policière

L’engouement pour le fichage génétique de la population a un point commun avec la vidéosurveillance algorithmique : les fictions policières, à la télé et au cinéma, travaillent assidûment à la banalisation et à l’acceptation sociale de ces techniques de surveillance massives, intrusives et individualisées.
Le succès des « true crimes » accentue le phénomène : tout le monde a déjà entendu parler d’une enquête ou d’un « cold case » enfin résolus grâce à l’ADN, même des années ou des décennies plus tard. Des techniques récentes, mais encore illégales, permettent par exemple de retrouver, par la « généalogie génétique », des personnes appartenant à la famille proche d’un ADN trouvé sur une scène de crime.

Travaillé par cet imaginaire d’efficacité, le bon sens populaire (ou l’inconscient collectif ?) ne voit pas de raison de s’opposer au fichage génétique, s’il permet de trouver plus vite l’auteur d’un crime. « Quand on n’a rien à se reprocher… ». Mais la question est toujours présentée en lien avec le crime. Tandis que si on pose la question socialement, politiquement, en termes de respect des droits et des libertés, l’idée de voir son identité génétique fichée par la police d’un État prend une autre couleur. Cet aspect est en général évacué du débat avec légèreté, quand ce n’est pas avec un peu de mépris pour les « bien pensants », par la lecture uniquement policière des enjeux. Un débat démocratique réel devrait au contraire tenir les deux bouts de la réflexion.

Le débat n’a pas lieu, alors que la question est d’une actualité pressante. La loi SURE (pour « Sanction Utile, Rapide et Effective »), actuellement discutée par le Parlement, prévoit dans son article 3 de donner à la police un accès élargi à des fichiers génétiques de plus en plus gros. Le « fichier national automatisé des empreintes génétiques » (FNAEG) avait été créé en 1998 pour enregistrer les personnes condamnées pour des crimes sexuels. Mais le fichier n’a cessé de s’élargir, et contient aujourd’hui des millions d’empreintes génétiques de personnes seulement placées en garde-à-vue pour toutes sortes d’infractions, sans même avoir été condamnées ensuite. Un fichage génétique d’ampleur nationale.

Deuxième champ sur lequel la police lorgne avec insistance : les énormes bases de données génétiques privées constituées à partir des tests ADN « ludiques » que font les gens pour connaître leurs « origines ». Ces tests sont illégaux en France mais de nombreuses sociétés états-uniennes en vendent. Elles détiennent des données sur plusieurs millions de Français·es. Confirmation supplémentaire du triste théorème auquel il faudrait trouver un nom : toutes les données que nous produisons seront un jour utilisées par l’IA ou par la police. Pour en savoir plus sur les enjeux de la loi SURE, lisez notre article !

Lire l’article du 20 mai : Projet de loi SURE : main basse sur les données génétiques par la police

Internaute, vos papiers !

De nombreux pays en Europe et ailleurs cherchent à limiter l’exposition des mineur·es à des contenus choquants, au harcèlement sur les réseaux sociaux, ou à l’addiction aux écrans. Les mesures de vérification d’âge, avant de télécharger une application de réseau social ou de se connecter à un site pornographique, sont donc envisagées ou mises en place dans de nombreux États. En France, on parle de confier la vérification de l’âge des internautes à des « tiers de confiance » — un intermédiaire technique qui vérifie l’âge de l’internaute et envoie un jeton d’accès au site voulu — en appelant ça le « double anonymat ». C’est là qu’est l’entourloupe : il s’agit au contraire de lever l’anonymat de l’internaute, et de s’en remettre avec confiance à un intermédiaire supplémentaire. Et bien entendu, si le dispositif vise à filtrer les mineur·es, cela veut dire que tout le monde devra se soumettre à la vérification d’âge pour se connecter à un réseau social…

Un tel système obligerait les internautes à arbitrer sans arrêt entre leur vie privée et leur liberté d’expression, deux droits fondamentaux qui ne devraient pas entrer en contradiction. Il pose aussi de nombreux problèmes juridiques, en regard du droit européen. Enfin, imaginé en réaction à la toxicité des grands réseaux sociaux commerciaux, il risque de nuire aux réseaux libres et fédérés promus par La Quadrature et tous les défenseurs d’un Web libre et émancipateur.

Lire l’article du 21 mai : Derrière la vérification d’âge sur les réseaux sociaux, la généralisation du contrôle d’identité en ligne

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Agenda

  • 3 juin 2026 : Réunion mensuelle Technopolice Paris-Banlieue, Le Bar Commun, 135 rue des Poissonniers, Paris, à partir de 19h. Plus d’informations.
  • 11 juin 2026 : Causerie mensuelle Technopolice Marseille, à 19h au Manifesten, 59 Rue Adolphe Thiers, Marseille.

La Quadrature dans les médias

VSA et loi RIPOST

  • « Ça fait gagner du temps » : le Sénat français prolonge la vidéosurveillance par IA malgré les accusations de surveillance de masse [Le Temps]
  • « Cet outil peut discriminer » : pourquoi l’utilisation de l’IA dans la vidéosurveillance interroge encore [RMC]
  • Vidéosurveillance « intelligente » : bientôt une loi taillée sur mesure pour les intérêts privés ? [Observatoire des multinationales]
  • Vidéosurveillance par IA : la France prend exemple sur la Chine [Politique Matin]
  • La vidéosurveillance par IA prolongée par le Sénat [Economie Matin]
  • Sécurité intérieure : la vidéosurveillance par IA deviendra-t-elle la norme ? [Armées.com]
  • 22.05.2026 17:05 QSPTAG #329 — 22 mai 2026 source : La Quadrature du Net

    Bonjour à toutes et à tous !
    Cette semaine, on revient sur quelques actualités de ces deux derniers mois : un projet de loi « Fraude » qui veut donner aux services sociaux un accès élargi à de nombreux fichiers de données personnelles, le procès en appel de « l’affaire du 8 décembre » où le chiffrement des communications était un élément incriminant, et ensuite, plaisir de gourmet, la fin de la Hadopi, privée par le Conseil d’État de ses moyens de sanctions. Au moins, cette semaine, il y a une bonne nouvelle ! Et on termine avec une offre d’emploi pour venir travailler avec nous. Bonne lecture à vous !

    Alaïs, Alex, Bastien, Eva, Marne, Mathieu, Myriam, Noémie et Nono

    Lire sur le site

    Hadopiiii, c’est finiiiii (et dire que c’était ma première lettre d’avertissement)

    La Quadrature du Net s’est créée en 2008 pour contrer la « loi Hadopi », qui voulait transformer les internautes téléchargeurs en délinquants, en affreux pirates qui prospéraient dans cette « zone de non droit » qu’était internet aux yeux du gouvernement. Les majors de la musique voulaient infliger à ces bandits des peines allant d’une simple amende à la coupure brutale de la connexion à Internet.

    Malgré la révolte rigolarde (et très sérieuse) des internautes, qui ont dû se transformer en juristes, éplucher les textes et proposer des amendements pour dénoncer la disproportion de la mesure et son illégalité au regard des droits fondamentaux, la loi avait fini par être votée. Et la « Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet » (Hadopi) a pu commencer de punir les internautes trop friands de films et de musique (même si la mesure de coupure de connexion internet a été supprimée en 2013).

    Ensuite, les usages ont changé. L’apparition d’une offre légale pléthorique (Deezer, plateformes de streaming vidéo) a fait reculer le téléchargement en peer-to-peer. Mais La Quadrature n’a jamais renoncé à faire tomber la Hadopi, à cause de sa dangerosité juridique et de ce qu’elle s’autorise à faire des données personnelles des internautes. S’est ensuivi un long et lent va-et-vient entre les cours administratives au niveau français et européen. Nous avons comparu deux fois devant la Cour de justice de l’Union européenne, pour faire reconnaître que l’exploitation des adresses IP des internautes, sans contrôle extérieur, était abusive au regard du droit européen. Tandis que les gouvernements français persistaient à défendre une « exception légitime » pour la Hadopi, au même titre que la lutte contre le terrorisme ou la pédocriminalité.

    Cette année, enfin, le Conseil d’État nous a donné raison. L’argumentation technique et juridique est fine, ne prenons pas le risque de la caricaturer : vous pouvez la lire en détail dans l’article (dans le paragraphe « Sept ans de combat judiciaire »). Quoi qu’il en soit, le décret central qui permettait le dispositif répressif de la Hadopi est annulé. Hadopi, c’est fini. Il aura fallu 17 ans pour y arriver. Champagne (et datalove <3).

    L’article du 7 mai : Hadopi (2009–2026)

    Le contrôle social par les données personnelles

    La nouvelle « loi Fraude » votée par l’Assemblée nationale fin avril et par le Sénat mi-mai prévoit d’élargir le droit d’accès donné aux services sociaux pour fouiller la vie des locataires dans les moindres détails. La loi veut en particulier légaliser l’accès à des informations bancaires qu’exercent illégalement certains conseils départementaux pour fliquer les allocataires du RSA, soupçonnés apparemment d’être fraudeurs par définition. Concrètement, des agents publics épluchent jusqu’au dernier euro les relevés de comptes des allocataires, en leur demandant de rendre compte, avec attestation sur l’honneur, de la moindre entrée de 10 euros. Cette suspicion obsessionnelle, envers des personnes dont la vie est déjà très précaire, atteint malheureusement son but : de nombreuses personnes renoncent à leur droit légitime au RSA, et plus particulièrement dans les départements les plus sévères.

    Au nom de la « lutte contre la fraude », ces agissements institutionnels épuisent délibérément les personnes qu’ils visent, et causent des situation de détresse psychologique et matérielle dangereuses. À tel point qu’un collectif d’allocataires a attaqué le département du Finistère pour « harcèlement moral institutionnel ».
    Dans le cadre de notre campagne France Contrôle, qui analyse les pratiques numériques des services sociaux pour traquer les allocataires, nous appelons évidemment à un encadrement strict de ce droit d’accès.

    L’article du 4 mai : Projet de loi Fraudes : le Parlement élargit l’accès aux comptes bancaires pour le contrôle du RSA

    Affaire du 8 décembre : procès en appel

    Vous vous rappelez sans doute l’affaire dite du 8 décembre, dont nous avions longuement parlé il y a deux ans. Dans cette affaire visant sept personnes qui ne se connaissaient pas toutes entre elles, le parquet anti-terroriste avait convaincu le tribunal, à grand renfort d’écoutes et d’interprétations, qu’il s’agissait d’un groupe « d’ultra-gauche » dangereux présentant un risque de passage à l’acte terroriste. Et pourtant, aucun projet terroriste. L’affaire avait retenu notre attention parce que parmi les éléments cités pour définir cette dangerosité, figurait le fait que certaines personnes utilisaient pour leurs échanges des outils numériques chiffrés.

    Par défaut, les échanges sur internet ne sont pas protégés. Utiliser le chiffrement, c’est permettre au web de respecter le secret des correspondances. Mais pour l’anti-terrorisme, c’est le signe qu’on veut cacher quelque chose, et qu’on a donc quelque chose à cacher. Chiffrer, c’est prouver ses mauvaises intentions. Raisonnement circulaire ? Oui.

    Quoi qu’il en soit, la plupart des personnes condamnées en première instance ont décidé de faire appel, malgré l’épreuve qu’est un procès, pour effacer de leur vie l’accusation de terrorisme, qui empêche de travailler, par exemple. Nous leur renouvelons notre soutien. Mais plus largement, nous voulons redire combien les outils policiers et judiciaires utilisés dans ces affaires sont contestables, en raison du régime de suspicion sur lequel ils reposent – comme dans l’exemple du chiffrement. Notre article fait le tour de ces mesures et explique leur dangerosité pour les droits de tous et toutes.

    L’article du 4 mai : L’affaire du « 8 décembre » de retour devant la justice

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    Agenda

    • 20 mai 2026 : Ciné club Technopolice Paris-Banlieues à La Clef, 34 rue Daubenton 75005 Paris. Projection du film « Images du monde et inscription de la guerre », d’Harun Farocki. Plus d’informations.
    • 3 juin 2026 : Réunion mensuelle Technopolice Paris-Banlieue, Le Bar Commun, 135 rue des Poissonniers, Paris, à partir de 19h. Plus d’informations.

    La Quadrature dans les médias

    RIP Hadopi

    Vérification d’âge en ligne

    Surveillance

    IA et data centers

    Divers

    21.07.2026 11:07 #282 - Tactic, une ASBL Tip Top - Conseils de lectures pour l’été - Les assises de l’attention - « Libre à vous ! » diffusée mardi 7 juillet 2026 sur radio Cause Commune source : April

    Libre à vous !, l’émission de l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Prenez le contrôle de vos libertés informatiques, découvrez les enjeux et l’actualité du libre.

    Au programme de la 282e émission :

    • sujet principal : « Tactic, une ASBL Tip Top » (Association à but non lucratif)
    • la chronique Le truc que (presque) personne n'a vraiment compris mais qui nous concerne toutes et tous de Benjamin Bellamy : « Conseils de lectures pour l’été »
    • la chronique Que libérer d’autre que du logiciel avec Antanak, sur « Les assises de l’attention » (rediffusion du 10 février 2026)
    • quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l'April et le monde du Libre

    20.07.2026 14:07 Proposer des événements autour du Libre dans le cadre de la Fête des Possibles pour toucher de nouveaux publics source : April

    Une nouvelle édition de la Fête des Possibles, initiée et coordonnée par le Collectif pour une Transition Citoyenne, aura lieu du 11 septembre au 11 octobre. Des centaines d'événements seront organisés partout en France et en Belgique pour valoriser les actions concrètes en faveur d'un avenir plus durable et solidaire. Le logiciel libre a toute sa place dans cette dynamique ! Ainsi, l'April, partenaire de la Fête des Possibles, invite les organisations locales de promotion du logiciel libre à proposer un voire plusieurs rendez-vous dans le cadre de cette initiative.

    Image de la Fête des Possibles

    La Fête des Possibles aspire à faire prendre conscience à un maximum de citoyennes et de citoyens que des solutions existent pour vivre en meilleure santé, pour moins polluer, pour mieux vivre ensemble. C’est aussi l'occasion de montrer à de nouveaux publics que « c’est possible » d’utiliser au quotidien des logiciels respectueux de nos libertés !

    Concrètement, comment participer ?

    • Si vous avez déjà prévu un événement autour du logiciel libre ou de la culture libre entre le 11 septembre et le 11 octobre, pensez à l'ajouter sur le site de la Fête des Possibles, en indiquant la thématique « Vivre et faire autrement » ;
    • Vous pouvez aussi proposer un rendez-vous ad hoc pour la Fête des Possibles ! Dans ce cas, n'hésitez pas à l'ajouter sur le site de l'initiative dès que vous connaissez la date, il sera toujours possible d'affiner la présentation plus tard ;​
    • Vous pouvez, sans doute aussi, vous « greffer » à un événement déjà prévu, en proposant à l'organisation de prévoir de la place pour de la sensibilisation au logiciel libre : vérifiez sur la carte des rendez-vous si des événements sont déjà programmés près de chez vous.

    Bon à savoir !

    • Vous pouvez indiquer l'April comme "organisation nationale de rattachement" dans le formulaire de soumission d'un événement, ce qui facilitera la réalisation du bilan de l'initiative par l'équipe de coordination ;
    • Votre événement se déroule en ligne ? Le formulaire de soumission permet de l’indiquer !
    • En panne d'idées ? Nous avons recensé une trentaine de suggestions d'événements, n'hésitez pas à vous en inspirer pour organiser votre ou vos rendez-vous.

    Le bon réflexe

    N'oubliez pas d'inscrire votre événement également sur l'Agenda du Libre, en ajoutant le mot-clé fete-des-possibles-2026. Cela permettra à l'April de mettre en valeur la contribution des organisations locales de promotion du Libre à la Fête des Possibles.

    Préparez dès maintenant votre événement, et rendez-vous du 11 septembre au 11 octobre 2026 pour agir avec la Fête des Possibles !

    Découvrir le site de la Fête des Possibles

    Relayer l'appel à participation sur Mastodon

    20.07.2026 09:07 Revue de presse de l’April pour la semaine 29 de l’année 2026 source : April

    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

    [Les Echos] Aussi efficace, moins cher mais moins déployé… le paradoxe de l'IA open source (€)

    ✍ Florian Dèbes, le .

    13.07.2026 21:07 Revue de presse de l’April pour la semaine 28 de l’année 2026 source : April

    Cette revue de presse sur Internet fait partie du travail de veille mené par l’April dans le cadre de son action de défense et de promotion du logiciel libre. Les positions exposées dans les articles sont celles de leurs auteurs et ne rejoignent pas forcément celles de l’April.

    [LCP - Assemblée Nationale] Numérique: le rapport de la commission d'enquête sur les vulnérabilités de la France a été adopté

    ✍ Adèle Daumas, le .

    09.07.2026 18:07 #281 - Synergies GULL/Restos du Cœur - Pituite de Luk - Entraînée à discriminer - « Libre à vous ! » diffusée mardi 30 juin 2026 sur radio Cause Commune source : April

    Libre à vous !, l’émission de l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Prenez le contrôle de vos libertés informatiques, découvrez les enjeux et l’actualité du libre.

    Au programme de la 281e émission :

    • sujet principal : Synergies GULL/Restos du Cœur : l'expérience dans le Loiret avec Cenabumix, avec Jean Carratala et Pierre Meunier-Sirven
    • la chronique La pituite de Luk sur « Problème : climat et calculs »
    • la chronique F/H/X de Florence Chabanois sur « Entraînée à discriminer »
    • quoi de Libre ? Actualités et annonces concernant l'April et le monde du Libre

    21.07.2026 16:07 Lescar: Barbecue annuel (sans barbecue !) PauLLA, Le vendredi 24 juillet 2026 de 19h00 à 23h30. source : Agenda du libre

    Comme chaque année, les membres de PauLLA se réunissent autour d'un barbecue... c'est ouvert à tous et pour une fois c'est sans barbecue !

    Traditionnellement en été les membres de PauLLa organisent au moins un barbecue. C'est l'occasion de quitter la lumière blafarde de nos écrans pour s'exposer aux rayons du soleil (une fois par an c'est un rythme tout à fait correct) et partager un moment de convivialité.

    Cette année encore nous ouvrons ce barbecue à tout le monde, membres ou pas membres de l'association. A une petite subtilité près : ce sera un barbecue sans barbecue ! En effet, suite aux diverses remarques et propositions reçues ici et là, suite à la météo qui est bien partie pour nous offrir un temps sec et chaud jusqu'à vendredi, suite aux annonces officielles qui se succèdent pour réclamer à tous une extrême vigilance au sujet de tout ce qui pourrait causer un feu de végétation, nous laissons tomber le charbon, la braise, les allumettes et les grillades.

    Nous vous donnons donc rendez-vous le vendredi 24 juillet à partir de 19h au lac des Carolins (Lescar) pour un pique-nique en mode auberge Espagnole : on mange ce que tout le monde apporte.

    Grosso modo on se retrouve à cet endroit (cherchez simplement un groupe essentiellement masculin avec des t-shirts portant des logos de systèmes d'exploitation ou des jeux de mots à base de binaire) : https://osm.org/go/b~vOJr6~~--?m=

    Si vous souhaitez savoir quoi apporter pour ne pas doublonner, vous pouvez vous inspirer et compléter le pad qui se trouve à cette adresse : https://pad.chapril.org/p/barbecue-paulla-24-juillet-2026

    Au plaisir de vous rencontrer vendredi !

    20.07.2026 17:07 Lyon: C’est l’été !, Le jeudi 30 juillet 2026 de 18h00 à 21h00. source : Agenda du libre

    L’été, pas de présentation !

     

    C’est le moment de se retrouver autour d’un verre pour papoter Python ou autre et toujours dans le respect de la charte de l’AFPy !

    19.07.2026 16:07 Argenteuil: ĞMarché, Le dimanche 26 juillet 2026 de 14h00 à 19h00. source : Agenda du libre

    Ğévènement monnaie libre à ARGENTEUIL (95) dimanche 26 JUILLET 2026!

    13H30 ACCUEIL
    14H ĞCONFÉRENCE

    15H ĞMARCHÉ
    18H REPAS PARTAGÉ (apporter nourritures et boissons à partager)
    19H FIN DE L’ÉVÉNEMENT

     

    gmarché à ARGENTEUIL le dimanche 26 juillet 2026, inscription ici : is.gd/june78

     

    capacité de l’évènement limitée:
    merci de vous inscrire pour que nous puissions comptabiliser le nombre de personnes svp

    pour recevoir l’adresse de l’évènement, nous vous invitons à remplir ce formulaire d’inscription:
    FORMULAIRE

    possibilité d’ouvrir un compte Ğ1 (CESIUM ou ĞECKO) avant l’événement (le préciser dans le formulaire)

    vous recevrez 1 ou 2 jours avant l’événement un message contenant l’adresse exacte.

    Ğévénement à destination de personnes débutantes comme confirmées.

    au plaisir d’échanĞer tous ensembles en toute liberté!

    *image générée par l’Intelligence Artificielle de DUCK DUCK GO: duck.ai
    *dessin : Gildas LigthPainting

    19.07.2026 06:07 Paris: Réunion GNU Boot + Zerocat Chipflasher, Le samedi 25 juillet 2026 de 14h00 à 18h00. source : Agenda du libre

    GNU Boot est une distribution 100% libre qui remplace les logiciels de démarrage tels que des BIOS / UEFI non libres.

    Le chipflasher de Zerocat est un matériel qui peut lire/écrire les puces flash, notamment afin d'installer GNU Boot en limitant le fait d'abimer ou de casser l'ordinateur en faisant ça.

    Pour savoir si cet événement est pour vous, vous pouvez lire le programme ci dessous.

    Liens

    Programme

    • Présentation (non préparée) du nouveau site (loin d'être finis) et/ou de GNU Boot. L'audience sera invitée à fournir un retour en direct. Le but est de comprendre si on arrive bien à faire comprendre ce qu'est vraiment le projet GNU Boot. Si on indique bien les points importants, etc.
    • Présentation très rapide (non préparée) du Zerocat Chipflasher. Même idée que pour le site de GNU Boot.
    • Déboguage et/ou apprentissage à l'utilisation du Zerocat Chipflasher.
    • Montage d'un ordinateur à partir d'une carte mère Asus KGPE-D16 et/ou installation de GNU Boot dessus.
    • Discussions rapide sur Guix et les liens avec GNU Boot (retour sur les LLMs, intégration avec Parabola, Trisquel, etc).

    A noter que c'est la première fois qu'on fait un événement du genre, donc on sait pas du tout si on arrivera à faire tout ce qui est prévu dans le programme ou comment ça va se passer. Du coup il vaux mieux prendre le programme plus à titre indicatif que de supposer que l'on va forcément faire ce qui est dedans. Par exemple on pourrais décider de ne pas suivre le programme si ça convient pas.

    18.07.2026 13:07 Chaumont: Permanence autour du numérique libre, Le lundi 27 juillet 2026 de 09h00 à 21h30. source : Agenda du libre

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

     

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ? 
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e : venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    1. Adresse Open Street Map du local de REVOL :
       

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    18.07.2026 13:07 Chaumont: Permanence autour du numérique libre, Le lundi 3 août 2026 de 09h00 à 21h30. source : Agenda du libre

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les mardis, de 9h à 12h puis de 14h à 16h30, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

     

    => Vous avez une question sur le logiciel libre ?
    => Envie de découvrir des alternatives plus respectueuses de votre vie privée ? 
    => Vous gérez une association avec Paheko ?
    => Curieuse·x de la modéliation ou de l'impression 3D ?
    On prend le temps avec vous pour vous accompagner, simplement.

    Les installations de Linux, les réparations matérielles et les remises en état d'ordinateurs sont proposées lors d'install-parties, lors des permanences du samedi matin ou sur rendez-vous, selon les disponibilités des bénévoles.

    Et vous pouvez aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, profitez de notre connexion internet, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e : venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    1. Adresse Open Street Map du local de REVOL :
       

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    18.07.2026 06:07 Le Mans: Permanence du mercredi, Le mercredi 29 juillet 2026 de 12h30 à 17h30. source : Agenda du libre

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

     

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    18.07.2026 06:07 Le Mans: Permanence du mercredi, Le mercredi 26 août 2026 de 12h30 à 17h30. source : Agenda du libre

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

     

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    18.07.2026 06:07 Le Mans: Permanence du mercredi, Le mercredi 22 juillet 2026 de 12h30 à 17h30. source : Agenda du libre

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

     

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    18.07.2026 06:07 Le Mans: Permanence du mercredi, Le mercredi 19 août 2026 de 12h30 à 17h30. source : Agenda du libre

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

     

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    18.07.2026 06:07 Le Mans: Permanence du mercredi, Le mercredi 12 août 2026 de 12h30 à 17h30. source : Agenda du libre

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

     

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    18.07.2026 06:07 Le Mans: Permanence du mercredi, Le mercredi 5 août 2026 de 12h30 à 17h30. source : Agenda du libre

    Assistance technique et démonstration concernant les logiciels libres.

     

    Il est préférable de réserver votre place à contact (at) linuxmaine (point) org 

    Planning des réservations consultable ici.

    15.07.2026 15:07 Paris: Premier Samedi du Libre, Le samedi 1 août 2026 de 14h00 à 18h00. source : Agenda du libre

    Lieu : La Générale - 39 rue Gassendi, 75014 Paris

    Venez aider ou vous faire aider à installer et paramétrer des logiciels libres et toute distribution GNU/Linux ou Android avec des volontaires qui utilisent Debian, Fedora, Guix , Mageia , Trisquel , Ubuntu , etc pour GNU/Linux ; et /e/, F-Droid, LineageOS, etc pour Android, sur netbook, portable, tour, PC/Mac, ou smartphone, éventuellement à côté de votre système actuel. Idem si vous avez des difficultés avec GNU/Linux, un périphérique, un logiciel libre, ou avec des logiciels libres sous Android.

     

    Ce sera aussi l'occasion de présenter et/ou de découvrir le mouvement du logiciel libre (qui touche pas mal de domaines comme les encyclopédies, les livres, la musique, etc.).

    Il y aura comme à chaque PSL un atelier auto-hébergement/Brique Internet avec Franciliens.net et un stand de présentation de FDN et des fournisseurs d'accès à Internet associatifs de la FFDN où l'on pourra également parler déMAILnagement et hébergeurs éthiques.

    • Déjeuner pour celles et ceux qui en ont envie à partir de 12h30 au Café Cocotte (165 Avenue du Maine 75014 Paris, juste en face de la Générale).
    • 14h-18h : install party, discussions informelles pour présenter les logiciels libres, stands et ateliers.
    • After-apéro dans un lieu à déterminer le moment venu !

    Avec un gros merci à La Générale pour l'accueil \o/

    14.07.2026 19:07 Strasbourg: Install Linux party, Le mercredi 22 juillet 2026 de 18h30 à 21h30. source : Agenda du libre

             RDV le 22 juillet pour sauver ton ordinateur !

    Le 14 octobre 2027, Microsoft va cesser les mises à jour de Windows 10 et provoquer la mort prématurée de 300 millions d’ordinateurs. Si ton ordinateur ou ceux de tes proches sont sur Windows 10, ils sont peut-être concernés !

     


    Pas de panique, on a la solution : Rendez-vous le mercredi 22 juillet, on organise une install party, un événement où on t’aide à passer ton ordinateur sur Linux, un logiciel libre, gratuit et qui permet de prolonger la durée de vie de ton ordinateur !

    Que tu sois prête ou prêt à passer sous Linux, que tu sois en pleine réflexion ou que tu te demandes ce que c'est que cette histoire de mises à jours et ce que ça implique, on sera là pour répondre à toutes tes questions !

    En pratique :
    > Inscris toi à l'évènement ici :  https://framaforms.org/inscription-install-linux-party-22-juillet-2026-1783615501
    > Pense à sauvegarder tes données et mots de passe avant de venir +++
    > Plus d'infos sur le lieu exact prochainement (ce sera sur Strasbourg en tout cas)

    Toutes les infos sur la campagne Piratons Microsoft par ici : https://piratonsmicrosoft.fr/

    A bientôt !
    Alternatiba Strasbourg

    08.07.2026 13:07 Veynes: Réunion Linux Alpes, Le jeudi 27 août 2026 de 19h30 à 23h00. source : Agenda du libre

    Venez avec votre liste de questions ou simplement pour découvrir les logiciels libres. Les membres de Linux-Alpes seront là pour vous aider ou vous conseiller dans la maîtrise du système GNU/Linux.

    Si vous souhaitez faire une installation ou une mise à niveau, pour gagner du temps et par sécurité, il est vivement recommandé de faire une sauvegarde de vos données sur un support externe avant de venir. Contactez nous si vous avez besoin d’aide, nous essaierons de vous en apporter dans la mesure de nos disponibilités. Vous pouvez aussi consulter la partie installation de https://doc.ubuntu-fr.org/

    Évidemment, l’entrée est libre et ouverte à tous.

    07.07.2026 13:07 Lessines: Permanence Les Co-Libristes, Le jeudi 3 septembre 2026 de 18h00 à 21h30. source : Agenda du libre

    Atelier sur les logiciels libres.

    Installation et configuration.

    Hygiène numérique.

    02.07.2026 19:07 Paris: Tech Care #5, Le jeudi 3 septembre 2026 de 12h00 à 14h00. source : Agenda du libre

    Venez reprendre en main vos données, vos apps, vos alter-ego digitaux ou tout ce qui vous gratte dans votre vie numérique. Nous serons disponibles pour prendre soin de vos activités numériques et vous permettre de les vivre plus sereinement ! Nous proposons notamment de vous aider à :

    - Migrer hors des tech américaines ;
    - Parler d'IA responsable ;
    - Installer linux sur votre ordinateur ;
    - Installer un android sans Google services sur votre mobile ;
    - Migrer votre compte Gmail sur un service Européen ;
    - Mettre en place des filtres de tri pour vos mails ;
    - Trouver un drive sûr pour vos données ;
    - Vous expliquer un peu comment tout ça fonctionne sous le capot ;
    - Vous outiller pour prendre vous-même des décisions éclairées sur votre vie numérique ;
    - Et bien d'autres sujets !

    Nous vous promettons une aide sincère et sans jugement, indépendamment de là où vous en êtes de votre vie numérique. Et si on n'a pas la solution on essaiera de la trouver ensemble :)

    Nous vous attendons dans la petite salle de travail entre 12h et 14h chaque premier jeudi du mois.

    30.06.2026 22:06 Chaumont: Permanence Informatique, Le samedi 25 juillet 2026 de 09h00 à 12h00. source : Agenda du libre

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
    => Une question sur un logiciel libre ?
    => Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?

    On prend le temps avec vous, simplement.

    Nous pouvons vous accompagner sur :

    • le passage vers des systèmes libres (Linux Mint, MX Linux…)
    • l’installation et la prise en main de logiciels libres
    • la remise en état et la mise à jour de votre ordinateur (quand c’est possible)
    • des conseils pour mieux utiliser, sécuriser et prolonger la vie de votre matériel

    Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e : venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    30.06.2026 22:06 Chaumont: Permanence Informatique, Le samedi 1 août 2026 de 09h00 à 12h00. source : Agenda du libre

    REVOL, association engagée dans la promotion des logiciels libres, propose tous les samedis matin, de 9h à 12h, une permanence informatique associative ouverte à toustes, pour se pencher sur les difficultés rencontrées par chacun·e dans son usage de l'outil numérique.

    => Vous avez un problème avec votre ordinateur ?
    => Une question sur un logiciel libre ?
    => Envie de comprendre un peu mieux comment ça fonctionne ?

    On prend le temps avec vous, simplement.

    Nous pouvons vous accompagner sur :

    • le passage vers des systèmes libres (Linux Mint, MX Linux…)
    • l’installation et la prise en main de logiciels libres
    • la remise en état et la mise à jour de votre ordinateur (quand c’est possible)
    • des conseils pour mieux utiliser, sécuriser et prolonger la vie de votre matériel

    Et aussi… juste discuter (on a du café et des croissants).
    Que ce soit pour poser une question, réfléchir à vos usages ou découvrir le libre tranquillement.

    Pas besoin d’être expert·e : venez comme vous êtes.

    Nous sommes à notre local, 22 rue de Verdun à Chaumont (52000), en Haute-Marne.

    Un monde plus libre, loin des techno-fascistes, ça serait 🦉 quand même, non ?

    REVOL est là pour y contribuer !

    25.06.2026 13:06 Lessines: Permanence Les Co-Libristes, Le jeudi 6 août 2026 de 18h00 à 21h30. source : Agenda du libre

    Atelier sur les logiciels libres.

    Installation et configuration.

    Hygiène numérique.